Musée du vieux Montpellier

Installé dans l’Hôtel de Varennes, ce musée présente des collections d'objets très divers liés à l'histoire de Monpellier du Moyen Age au 20ème siècle. Il est situé place Pétrarque, dans un appartement d'un ancien hôtel particulier, décoré de boiseries du 18ème, de plafonds à la française, gypseries et bars au sol. Le hall accueille quelques-unes des pièces maîtresses du musée : la statue de Vierge à l'enfant du 13ème siècle et son tabernacle, la reproduction du plan Dillon (XVIIIe siècle), appelé ainsi du nom de son destinataire (l’archevêque de Narbonne), des aquarelles et des estampes dont le Siège de Montpellier. Vous y découvrirez également le "cabinet doré des consuls", grande armoire réalisée au 17ème siècle par un ébeniste montpelliérain et qui abritait les chartes de la Ville.

Une des plus belles pièces du musée est sans conteste la Vierge noire, une madone à l’enfant, statuette en bois polychrome du XIIIe siècle. Elle a remplacé la Magestat Antiqua qui trônait à l'origine dans Notre-Dame des Tables depuis la fin du XIIe siècle. Nous ne connaissons pas précisément sa provenance et le chemin qui l’a conduite jusqu’à nous, mais elle provoque une émotion incontestable de par la finesse de ces traits et la douceur de son expression.
2 place Pétrarque Hôtel de Varennes 34000 Montpellier Tél. 04 67 66 02 94 |
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Valtat et ses contemporains à l'honneur au Palais des Arts

La Fondation Regards de Provence propose, du 29 octobre 2011 au 19 février 2012, une exposition de 80 œuvres du peintre Louis Valtat et de quelques uns de ses contemporains de la fin du XIXe siècle. Un rapprochement ponctuel entre artistes aux mêmes affinités artistiques et parfois amicales à découvrir au Palais Carli. L'exposition présentée au Palais des Arts rassemble près de 80 peintures et dessins aquarellés. Elles illustrent le paysage rural, le littoral azuréen et celui du bassin d’Arcachon, la nature morte, le portrait et le nu. Des oeuvres du peintre Louis Valtat (1869 - 1952) comme "Les roches rouges à Agay" ou "La sainte Victoire" sont ponctuellement rapprochées de celles d'autres de ses contemporains tels Charles Camoin, Henri Edmond Cross, Georges d’Espagnat, Emile Othon Friesz, Paul Gervais, Henri Lebasque, Henri Manguin, René Seyssaud ou encore Louis Mathieu Verdilhan.

Mettre côte à côte des œuvres contemporaines laisse comprendre les influences réciproques et évoque le rôle des mouvements de l’époque sur les antagonistes. Louis Valtat trouve le moyen d'appartenir à plusieurs groupes dans le même temps, hors d'une véritable école : fauve sans le savoir, nabi avant la lettre, pointilliste en particulier. Créateur protéiforme, c’est au travers de compositions aux formats importants que Louis Valtat révèle son talent de coloriste, reconnu pour ses tons naturels et couleurs étincelantes, et ses qualités de peintre décorateur. Ses thèmes de prédilection varient entre le paysage, la mer, la nature morte et l’intime, selon ses déplacements et ses rencontres à Paris, Arcachon, Agay ou dans le midi. Louis Valtat fréquente les plus grands artistes de son temps et participe à des expositions collectives, comme le Salon des Indépendants en 1889 ou le Salon d’Automne en 1905 et des expositions personnelles dans les galeries Vollard et Druet à Paris.

L'influence du paysage varois chez Valtat et ses contemporains Louis Valtat découvre les paysages du Midi pour la toute première fois en 1894. Le développement du chemin de fer durant la seconde partie du XIXe siècle permit en effet aux artistes de se déplacer facilement vers le sud. Une place importante dans l'oeuvre de Louis Valtat est accordée à la Méditerranée qui fut souvent la source d’inspiration de ses œuvres les plus éclatantes aux couleurs violentes pré-fauvistes. Ses séjours sur la Côte d'Azur et à Marseille lui font connaître des artistes tout aussi amoureux de la couleur que les Fauves, comme Georges d’Espagnat, Paul Gervais, Armand Guillaumin, René Seyssaud… Louis Valtat se fixa à Agay (83) dont il réussit à sublimer les rochers rouges et les rivages tourmentés.
Palais des Arts - 1 place Auguste Carli, 1er 04 91 42 51 50 Ouvert tous les jours de 10h à 18h.
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L'image et le pouvoir. Le siècle des Antonins, du 19 novembre 2011 au 18 mars 2012

De tout temps, le pouvoir a utilisé les fastes et le décorum pour assurer son prestige et son autorité. La diffusion du portrait impérial romain réfléchit et démultiplie une puissance impériale stable et reconnue qui inaugure l’utilisation de moyens de communication par l’image. Les hommes politiques d’hier et d’aujourd’hui l’ont bien compris : l’image influence l’opinion, il faut donc décider de la maîtriser pour savoir l’utiliser à son avantage. Le règne des empereurs du IIe siècle, dont le nom d’Antonin le Pieux a été utilisé par les historiens pour toute la dynastie, marque l’apogée de l’Empire romain. Les règnes de Trajan, Hadrien, Antonin et Marc Aurèle représentent la puissance, le pouvoir absolu, la grandeur personnifiée. Codifiant leur image dont ils assurent la diffusion, ils sont les précurseurs des stratégies de communication politique d’aujourd’hui. Au moyen de portraits les plus marquants possibles, sculptures en marbre ou en bronze, ou en frappant monnaie à leur effigie, les empereurs déploient une image forte mais véhiculent aussi leurs valeurs et leur idéologie. L’impact de cette émission à grande échelle est telle qu’elle influence tout le peuple romain en ancrant des modes, notamment au niveau des coiffures, et en associant définitivement l’image de l’empereur à celle d’une autorité retentissante. L’exposition présente un grand nombre de ces portraits différents d’empereurs et de membres de leur famille : des sculptures provenant de la collection du musée Saint-Raymond, plus grand groupe de portraits romains en marbre découverts en France, mais aussi des œuvres de comparaison venant pallier les lacunes de la série impériale des marbres de Chiragan. Elles sont prêtées par plusieurs institutions régionales, nationales et européennes. Les monnaies impériales originales en provenance du riche médaillier du musée, témoins et relais du pouvoir absolu de l’empereur, viennent en complément des sculptures et se révèlent en tant que premier média de l’histoire.

L’exposition s’attarde sur la fabrication et l’art du portrait impérial romain. Les prototypes sont élaborés à Rome dans les ateliers impériaux. Les copies sont réalisées en taille directe sur un bloc de marbre à l’aide de repères répercutés à l’aide d’un compas et d’un fil à plomb. Si l’empereur n’autorisait aucune autre reproduction, les artisans n’hésitaient pas à créer des copies plus ou moins fidèles et des objets dérivés, décorés de scènes en relation avec la puissance impériale, telle la céramique sigillée représentant le suicide du roi des Daces, pièce présentée dans l’exposition. Le portrait romain est ainsi l’art du paraître et de la propagande, avec une codification qui permet aujourd’hui l’identification par des scientifiques des statues et effigies en buste. Les visiteurs historiens de l’art trouveront les indices qui permettent ce décodage et le public pourra observer des détails de portraits puis en retrouver le modèle en parcourant l’exposition.

Musée St.Raymond, 1 Ter place Saint-Sernin 31000 Toulouse Tél. : 05 61 22 31 44 |