Art-en-France

L'art et l'art de vivre

   
Rétrospective internationale Boilly : du 4 novembre 2011 au 6 février 2012

 

 

Natif de La Bassée en pays de Weppes, Louis Léopold Boilly compte parmi les peintres majeurs des XVIIIème et XIXème siècles français. Jouissant d'une reconnaissance internationale, il est particulièrement présent dans les grands musées des Etats-Unis (New York, Washington, Boston, Chicago, Fort Worth, Dallas, Los Angeles...) du Royaume-Uni (Londres, Cambridge, Oxford) et de la Russie occidentale (Moscou, Saint-Petersbourg). En France, la région Nord-Pas de Calais (Saint Omer, Douai, Arras) et Paris (musées du Louvre, des Arts Décoratifs, du Petit Palais) possèdent un grand nombre de ses tableaux.

Réunissant l'ensemble de ces chefs-d'oeuvre, cette exposition rétrospective, la première consacrée à Boilly depuis près d'un siècle, est destinée à célébrer le 250ème anniversaire de la naissance du peintre. Elle démontrera l'étonnante envergure de son talent et l'originalité de sa production, en particulier grâce à la redécouverte d'oeuvres. Le talent de portraitiste de Boilly, apprécié mondialement, sera mis à l'honneur. Son regard humoristique et son travail incisif de caricaturiste, mieux connu aujourd'hui, seront valorisés tout comme d'autres aspects de son oeuvre, tels son art virtuose du trompe l'oeil et ses qualités de chroniqueur de la vie citadine depuis l'Ancien Régime, la Révolution jusqu'à l'Empire et la Restauration.

Boilly préfigure l'artiste moderne de par sa sensibilité romantique, sa grande humanité, son goût pour l'actualité et la caricature ainsi que son intérêt précurseur pour la science de l'optique et la lithographie.

Informations pratiques :
Palais des Beaux-Arts
Place de la République - Lille
Tél. : +33 (0)3 20 06 78 00
www.pba-lille.fr
Ouvert lundi de 14h à 18h, du mercredi au dimanche de 10h à 18h. Fermé le mardi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Musée de Picardie, Amiens

 

 

Après 10 mois de fermeture et une saison "Hors les murs", les visiteurs auront à nouveau accès au sous-sol (collections archéologiques) et au rez-de-chaussée (collections médiévales et beaux-arts). Cependant, les travaux continuent et le premier étage demeure fermé, afin d’offrir des espaces entièrement rénovés et une toute nouvelle scénographie des collections.  Antiquités égyptiennes et grecques, collections archéologiques, collection médiévale, sculptures françaises, peintures françaises et étrangères... Equipement labellisé Tourisme et handicaps. 

 

48 rue de la République

Tél : 03 22 97 14 00

 

 

 

 

 

 

 

 

Cathedrale Notre-dame d'Amiens
 
 
Véritable prouesse technique, la cathédrale Notre-Dame d'Amiens témoigne d'une grande harmonie architecturale. Construite de 1220 à 1288, ses dimensions en font un des plus vastes édifices gothiques jamais élevés : 145m de longueur, 42m de hauteur et un volume total de 200 000 m3. Sa statuaire est aussi remarquable que son architecture. Depuis la restauration de sa façade occidentale, Notre-Dame s'impose comme la principale référence dans la découverte de la polychromie des portails gothiques. Cette révélation a donné naissance au spectacle "Amiens, la cathédrale en couleurs" qui restitue les couleurs médiévales des portails par la magie de la lumière.
Amiens, Place Notre Dame,
Tél : 03 22 71 60 50

France Nord, France Centre, France Est, France Sud, France Ouest

 

En route France Nord

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Edvard Munch

L'Oeil moderne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Edvard Munch est parfois considéré comme un artiste du 19e siècle, un peintre symboliste ou pré-expressionniste. Une idée reçue en fait aussi un artiste reclus, en proie à de violentes angoisses, dépressif, une âme tourmentée. L'exposition montre, à rebours de cette mythologie, que Munch était ouvert aux débats esthétiques de son temps, et qu'il a entretenu un dialogue constant avec les formes de représentation les plus contemporaines : la photographie,
le cinéma et le théâtre de son époque. Il ira jusqu'à faire lui-même l'expérience de la photographie et du film, osant des autoportraits qu'il est sans doute le premier à avoir réalisés, à bout portant, en tenant l'appareil d'une main : « J'ai beaucoup appris de la photographie, déclare-t-il. J'ai une vieille boîte avec laquelle j'ai pris d'innombrables photos de moi-même. Cela donne souvent d'étonnants résultats. Un jour lorsque je serai vieux, et n'aurai rien d'autre de mieux à faire que d'écrire mon autobiographie, alors tous mes autoportraits ressortiront au grand jour. » (Edvard Munch, interviewé par Hans Tørsleff, 1930)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Munch était pleinement « moderne », c'est la thèse que défend cette exposition que lui consacre le Centre Pompidou, avec cent quarante oeuvres, dont une soixantaine de peintures, cinquante photographies en tirages d'époque, des oeuvres sur papier, des films et l'une des rares sculptures de l'artiste. À travers neuf thèmes, elle présente un ensemble comme il a rarement été possible d'en voir, associé à ses expérimentations photographiques et filmiques. Visite en neuf points :

 

 



Reprises

Variantes, copies, autant de termes qui pointent un aspect essentiel dans l'oeuvre de Munch, c'est-à-dire la répétition d'un même motif. Décontextualisé, il s'apparente alors à un signe autonome. Il existe, par exemple, sept versions des Jeunes Filles sur le pont, sans compter les adaptations graphiques. Quelques chefs-d'oeuvre de sa période symboliste dialoguent aussi avec leurs reprises tardives, peintes souvent dans un style plus expressif où le contour se dissout et où la couleur s'intensifie.

Photographies
Comme les peintres Pierre Bonnard et Édouard Vuillard, Edvard Munch fait partie d'une génération qui, au tout début du 20e siècle, s'empare de la photographie, en amateur. Sa pratique photographique est centrée sur l'autoportrait. En dehors de quelques images d'espaces liées à ses souvenirs, l'artiste se photographie principalement pour se dévisager. Ses autoportraits photographiques trouvent ici leur vraie valeur, celle d'expérimentations visuelles.

L'espace optique
Munch traite de l'espace de façon très singulière : il fait souvent référence, dans son utilisation de premiers plans proéminents ou de lignes diagonales très prononcées, aux nouvelles technologies visuelles comme la photographie en relief ou le cinéma, dans leur capacité à produire des images qui sortent de l'écran pour avancer vers le spectateur.

En scène

Depuis ses premiers portraits en pied, Munch s'intéresse à la frontalité des modèles qui posent comme des statues, dans une attitude hiératique et figée. Inspiré par les innovations de Max Reinhardt, fondateur des Berliner Kammerspiele, le peintre accentue sa façon d'inclure le spectateur dans l'espace du tableau. La série La Chambre verte, conçue comme une boîte
ouverte, en témoigne. Munch ne reste pas insensible aux nouveaux effets visuels introduits par l'éclairage électrique sur les scènes des théâtres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Remémoration
La reprise de certains motifs, resserrée sur une période très courte, touche parfois pour Edvard Munch à l'obsession. La première sensation vécue s'imprime sur la rétine comme une image indélébile qui hante l'artiste. Il s'agit en l'occurrence de la rencontre avec le modèle Rosa Meissner en 1907 qui, sous les traits d'une Femme en larmes, apparaît sur une photographie et de nombreuses peintures, dessins, gravures et lithographies. Le peintre lui dédie même une de ses rares sculptures en bronze. Munch cherche à se rapprocher de son souvenir de toutes les façons possibles.

Dématérialisation

La dualité entre matérialité et immatérialité, une oscillation entre présence et effacement constitue un autre thème central dans l'oeuvre d'Edvard Munch. À l'instar de ses photographies, plusieurs de ses peintures les plus importantes, comme Le Soleil et La Nuit étoilée, jouent sur des phénomènes de transparence où la matière se mue en une présence fantomatique et éphémère. De la même manière, la surimpression de motifs peints évoque avec leur effet « bougé » les expérimentations sur Celluloïd, par la photographie et par le film. La dissolution des formes progresse sur certaines toiles, annonçant le tachisme d'après-guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

Film
Lors de l'été 1927, peu après l'acquisition à Paris d'une caméra amateur et d'un projecteur, Munch filme à Dresde, Oslo et Aker. On retrouve, dans ces quatre courtes séquences, son intérêt pour la ville et sa circulation autant que pour les paysages, les portraits de ses proches et même l'autoportrait. Il adopte pour ces images un mode filmique très « gestuel », à l'opposé de l'immobilité préconisée dans la photographie amateur, en suivant des objets mobiles ou
en réalisant des panoramiques urbains. Ses films s'apparentent davantage à des notes visuelles.

Le monde réeel

Edvard Munch n'est pas uniquement le peintre de l'angoisse intérieure. Grand lecteur de la presse nationale et internationale, il était aussi inscrit dans l'actualité de son temps et tourné vers l'extérieur. Une grande part de son oeuvre s'appuie sur les motifs croqués sur le vif. Beaucoup de
ses tableaux sont inspirés de scènes saisies dans la rue, d'incidents rapportés par la presse ou la radio. Il raconte des histoires en séquences, un mode très moderne qui n'est pas étranger au traitement du fait divers.

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

 

Le regard retourné
Depuis ses premières années jusqu'à ses dernières oeuvres, l'artiste n'a cessé de scruter son propre visage, d'observer les effets du passage du temps sur son corps et ses sens à travers ses autoportraits. Dans les années 1930, lorsqu'il est atteint d'une maladie de l'oeil – une hémorragie provoque une brusque perte de vision à droite – il peint et note au jour le jour les effets de cette dégénérescence. Sa dernière oeuvre – présentée dans l'exposition – est un autoportrait.

 

 

21 septembre 2011 - 9 janvier 2012
11h00 - 21h00

Centre Pompidou Paris

 

 

 

 

 

 


 

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"L'en-verre du décor, musée de la Cour d'Or, Metz

 

 

Fleuron de l’économie lorraine à partir de la Renaissance, magnifié par les manufactures d’art du
XIXe siècle jusqu’à nos jours, le verre est présent dans notre région depuis près de 3000 ans.
Fait de sable et de natron (roche saline riche en soude) puis de sable et de cendres, le verre se plie à un arsenal technique particulier au service d’usages diversifiés.

Translucide ou opaque, incolore ou chatoyant, jouant de la lumière et des reflets, soufflé, moulé, étiré ou coulé à plat, ce matériau offre des visages multiples et changeants au gré de ses propriétés physiques et techniques. Dense et fragile à la fois, intact ou brisé, enfoui dans le secret d’une tombe ou mis au rebut dans une fosse, le verre se fait parure, vaisselle, flacon, élément d’architecture ou encore outil scientifique.

 

Les collections rassemblées au Musée de La Cour d’Or depuis le XIXe siècle témoignent des usages spécifiques des verreries anciennes. Le temps d’une exposition conçue en partenariat avec l’AFAV (Association française pour l’archéologie du verre), le Service Régional de l’Archéologie – Lorraine et l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives), ces collections dialoguent avec les vestiges découverts récemment sur les chantiers archéologiques lorrains, et avec quelques pièces maîtresses des musées français.
Des premières perles de l’âge du Bronze à la jumelle de Bellieni, des vitres gallo-romaines aux vitraux de l’École de Metz en passant par la vaisselle antique et médiévale, ce sont plus de 250 objets et documents qui nous racontent l’histoire de ce matériau si particulier, aux formes et décors variés, et sa place dans la culture matérielle lorraine.

 

Du 18 novembre 2011 au 27 fevrier 2012

Musée de La Cour d'Or - Metz Métropole
2 rue du Haut Poirier
57000 METZ
tél : +33 (0)3.87.20.13.20
fax : +33 (0)3.87.36.51.14

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