La Vieille Bourse, Lille
Place du Général de Gaulle (Grand Place)

C’est sans conteste le plus beau monument de la ville.
Sa construction est décidée en 1651, pour offrir un abri aux gens de commerce et de finance, jusque là habitués à se rencontrer en plein vent. Sa réalisation est confiée à l’architecte Julien Destrée en 1652 – 1653.
Sous son apparente unité, elle est en réalité composée de vingt-quatremaisons identiques, bâties aux frais de vingt-quatre marchands. Elles forment un quadrilatère autour d’une cour à arcades, dont le calme contraste avec l’animation des rues alentour.
L’abondant décor sculpté des façades polychromes présente une infinie variété de pilastres animés d’atlantes et de cariatides. Au dessus des fenêtres, les frontons, tantôt cintrés tantôt triangulaires, sont ornés de cartouches pansus, de guirlandes de fleurs et de fruits charnus, à la manière de la Renaissance flamande.
La cour intérieure de la Vieille Bourse est ouverte chaque après-midi, du mardi au dimanche. Elle accueille un marché de livres d’occasion, parfois des joueurs d’échecs. Des soirées tango s’y déroulent le dimanche de 19h à 22h, de juillet à septembre.
La Citadelle, Lille

Avenue du 43 Régiment d'Infanterie
Elle est édifiée de 1667 à 1670 par Sébastien le Prestre, marquis de Vauban, sur ordre de Louis XIV qui vient de conquérir la ville. Elle fait alors partie du Pré Carré, double ligne de places fortes s’étendant de la mer du Nord à la Meuse pour protéger les frontières.
C’est une véritable ville dans la ville, entourée de bastions formant une étoile à cinq branches (circonvolution de 2200 mètres). Pour la construire, il a fallu cuire soixante millions de briques, extraire des carrières trois millions de blocs de pierre et soixante dix mille pieds de grès. La porte royale de l'entrée arbore une inscription en latin, véritable louange à la gloire du Roi Soleil. Qualifiée de « Reine des Citadelles », Vauban lui-même disait qu’elle était la plus belle et la plus achevée du royaume. C’est à la fois un chef-d’œuvre de fortification, d’art urbain et d’architecture française. |
France Nord, France Centre, France Est, France Sud, France Ouest
En route France Nord
Claude Monet
au
Galeries nationales du Grand Palais

Du 22/09/2010 au 24/01/2011
Pendant plus de soixante ans, Claude Monet a peint sans relâche, élaborant une oeuvre qui incarne l’expression la plus pure de l’impressionnisme, pour constituer au début du XXe siècle un des fondements de l’art moderne. C’est l’ensemble de ce parcours riche et fécond que l’exposition des Galeries nationales réinterroge. Cette exposition monographique est la plus importante manifestation dédiée à l’artiste depuis près de trente ans, lorsque s’était tenue aux Galeries nationales en 1980 une rétrospective en forme d’hommage. Depuis, les recherches sur l’artiste se sont multipliées et ont mis en lumière des aspects moins connus de son oeuvre. Orchestrée selon des grands axes thématiques et chronologiques, l’exposition retrace la carrière de Monet, des débuts des années 1860 jusqu’aux ultimes tableaux liés au cycle des Nymphéas du musée de l’Orangerie.

Le jeune artiste choisit des sujets assez traditionnels, forêt et plage. Dans la Normandie de son enfance où Boudin puis Jongkind l’avaient initié à la peinture de plein air, il exécute des marines mais aussi des « effets de neige ». Puis à Paris et en banlieue, avec un accent particulier porté sur Argenteuil, dans les années 1870, ses paysages lumineux et colorés des bords de Seine reflètent le plein épanouissement de l’impressionnisme. Dans les années 1880, des sites du Nord ou de l’Ouest de la France et de nombreux séjours en Normandie mais aussi sur la côte méditerranéenne, Belle-Ile (1886) ou la Creuse (1889), lui offrent des motifs très divers. Ainsi, à la faveur de chacune de ses campagnes, Monet construit son regard sur la nature. Ses études de lumière et d’atmosphère prennent une place de plus en plus importante dans l’affirmation de sa personnalité artistique. Si Monet est incontestablement un peintre de paysage, il aborde à de multiples reprises les tableaux de figure et les natures mortes. Avec Le déjeuner sur l’herbe ou Femmes au jardin, Monet ajoute le défi du plein air. Ces tableaux ne quittent presque jamais le musée d’Orsay qui les conserve. Pour la première fois, ils seront réunis avec des scènes d’intérieur et de plein air de la même période prêtés par des collections étrangères, formant un ensemble unique.
Par la suite, figures et portraits sont traités sur un mode plus suggestif et décoratif. Les personnages se fondent dans un univers d’efflorescences et de vibrations colorées, une « enveloppe », qui leur confère une certaine irréalité. Cette même évolution marque les natures mortes. Célébrations puissantes d’un monde plein de vitalité, les tableaux de nature morte servent à partir de la fin des années 1890 une vision plus méditative où les objets perdent leur matérialité au profit de jeux de couleurs et de lumière.
En 1890, alors âgé de 50 ans, Monet crée son jardin dans sa propriété de Giverny et s’inspire des paysages alentours, limitant désormais ses campagnes de peinture en France et à l’étranger. Il travaille de manière systématique à des tableaux d’après un même motif, conçus comme des ensembles manifestant l’évolution du motif selon les changements d’éclairage au fil des heures et des saisons. Si les notions de constance, de répétition accompagnent la carrière de Monet et apparaissent avec force, l’exposition permet d’étudier d’une façon nouvelle comment la réflexion de l’artiste a opéré selon d’autres orientations : faisant appel à la mémoire, au rêve, à la nostalgie, le peintre a recours à diverses reprises au processus du retour en arrière. Le cycle des Grandes Décorations de Nymphéas consacre Monet décorateur. Il marque l’aboutissement de recherches entamées plus tôt dans la carrière de l’artiste. Il exécute aussi des décors pour des amateurs, tel le collectionneur Ernest Hoschedé ou son marchand Paul Durand-Ruel. A partir des années 1890, à l’heure où la qualité décorative de la peinture apparaît comme une promesse de renouveau, Monet invente une voie personnelle, conciliant un attachement profond à la nature et la suggestion d’un univers poétique autonome. Ainsi, avec Monet, « le rêve devient la réalité », selon la belle formule de l’écrivain et ami du peintre, Octave Mirbeau.

A travers près de deux cents oeuvres, cette rétrospective veut susciter la surprise, la réflexion et la délectation du visiteur grâce à des oeuvres célèbres et des tableaux méconnus, mais aussi grâce à des rapprochements inhabituels et des regroupements d’oeuvres inédits. L’exposition veut également renouveler l’approche d’un grand artiste avec lequel s’accomplit le passage du XIXe au XXe siècle.
Galeries nationales du Grand Palais 3, avenue du Général-Eisenhower 75008 Paris Tél : 01 44 13 17 17
________________________________________
Musée de la Céramique 4 juin - 26 septembre 2010

Dans le cadre du festival Normandie Impressionniste, en écho à l'exposition du musée des Beaux-Arts, le musée de la Céramique dévoilera un sujet peu connu de l'histoire de l'impressionnisme et de la céramique française. Près de 130 céramiques, accompagnées d'aquarelles et de dessins préparatoires, seront exposées sur quatre salles du musée pour tenter d'éclaircir les relations entre l'impressionnisme et les arts décoratifs.
Rapprocher les termes « céramique » et « impressionnisme » peut susciter l'étonnement et entraîner de nombreuses interrogations. Comment une céramique peut-elle être impressionniste ? L'impressionnisme n'est-il pas un mouvement uniquement pictural ? Réalisées dans le dernier tiers du XIXe siècle par des peintres côtoyant les milieux impressionnistes, certaines de ces pièces offrent une saisissante transposition de la technique picturale impressionniste sur céramique et traduisent, par le jeu chatoyant des oxydes colorés et de la brillance de l'émail, les effets de la lumière et de l'atmosphère sur le sujet.

En 1872, l'année où Claude Monet réalise sa célèbre toile Impression, soleil levant (musée Marmottan, Paris), Charles Haviland ouvre un atelier de céramique expérimentale à Paris, rue d'Auteuil. / Peu avant que Claude Monet ne réalise sa célèbre toile Impression, soleil levant (1872-73, musée Marmottan, Paris), Charles Haviland ouvre en 1872 un atelier de céramique expérimentale à Paris, rue d'Auteuil. Soucieux de moderniser la production des porcelaines de la manufacture Haviland de Limoges, il confie la direction de l'atelier parisien à Félix Bracquemond, graveur et peintre impressionniste, introducteur du japonisme en France. Celui-ci refuse de faire appel à des céramistes de métier et s'adresse à des peintres issus des cercles impressionnistes pour réaliser de véritables peintures sur faïence et produire des œuvres d'art uniques. Félix Bracquemond introduit la technique du décor à la barbotine mise au point par Ernest Chaplet à la manufacture Laurin de Bourg-la-Reine. Grâce à cette innovation, de l'argile liquide colorée appliquée sur la terre cuite au pinceau, le peintre peut, comme sur une toile, diviser sa touche en empâtements colorés. Il dispose ainsi d'une grande liberté d'exécution pour capter le mouvement fugitif, suggérer les effets atmosphériques, traduire les effets de la lumière sur les couleurs et les formes. Les décors privilégiés de ces céramiques, les fleurs et les paysages, se déploient sur toute la surface des pièces qui arborent des formes nouvelles, parfois extravagantes, s'inspirant des céramiques de l'Extrême-Orient.

De 1872 à 1881, l'atelier d'Auteuil de la manufacture Haviland entraîne ainsi une véritable révolution dans l'art céramique et un réel engouement qui aura gagné pendant cette décennie d'autres faïenciers français. Les ateliers de Bourg-la-Reine, Montigny-sur-Loing, Gien et Bourron-Marlotte se spécialisent ainsi dans la technique de la peinture de la barbotine sur terre cuite et font perdurer, jusqu'au début des années 1900 la mode de ces « émaux atmosphériques ».
Musée de la Céramique Entrée : 1, rue Faucon ou 94, rue Jeanne d'Arc Tél. : 02 35 07 31 74
France Nord, France Centre, France Est, France Sud, France Ouest
Retour au menu |
Balades en Yvelines 2010
Une balade bucolique au bord de l’eau, qui vous conduit, d’oeuvre en oeuvre, tout en douceur dans un cadre enchanteur chargé d’histoire… A voir du 13 mai au 26 septembre à Andrésy.

Des bords de la Seine à l’île Nancy en passant par le parc de l’Hôtel de ville, Sculptures en l’Île vous emmène sur un parcours inédit, original et surprenant. Au coeur de la ville ancienne, Christine O’Loughlin est l’invitée d’honneur. Par ses oeuvres décalées et étonnantes, elle vous fait passer de l’autre côté du miroir, dans un monde imaginaire où objets et architectures se réinventent… 9 artistes contemporains et 36 artistes d’Île-de-France complètent votre balade : dépaysement garanti pour petits et grands !

Programme (extraits)
> 13 mai - 26 septembre : Balade Sculptures en l’Île > 14 avril - 12 mai : les Instantanées > En mai, du mercredi au vendredi, 15h-17h : parcours découverte des oeuvres en présence des artistes > 22 mai, 22h-minuit: Nuit des Etoiles, face à l’Espace Julien-Green, en partenariat avec le Parc aux Etoiles de Triel-sur-Seine > 30 mai : pique-nique d’inauguration sur l’île Nancy, ouvert à tous, en partenariat avec Yvelines Tourisme > 6 juin : conférence d’initiation à l’art contemporain > 9 juin : Art et Handicap > 13 juin : pique-nique estival sur l’île Nancy, ouvert à tous, en partenariat avec Yvelines Tourisme > 19 et 20 juin : Fête de la Ville > 24 juin : Visite Douce spécialement conçue pour les séniors > 10 juillet - 22 août, du mercredi au dimanche à partir de 13h30 : exposition Pierre Tual à l’Espace Julien-Green > 11 juillet : croisière littéraire à 16h30 (places limitées) > 9 septembre : Visite Douce spécialement conçue pour les séniors > 18 & 19 septembre : Journées du Patrimoine
Cathedrale Notre-dame d'Amiens
Véritable prouesse technique, la cathédrale Notre-Dame d'Amiens témoigne d'une grande harmonie architecturale. Construite de 1220 à 1288, ses dimensions en font un des plus vastes édifices gothiques jamais élevés : 145m de longueur, 42m de hauteur et un volume total de 200 000 m3. Sa statuaire est aussi remarquable que son architecture. Depuis la restauration de sa façade occidentale, Notre-Dame s'impose comme la principale référence dans la découverte de la polychromie des portails gothiques. Cette révélation a donné naissance au spectacle "Amiens, la cathédrale en couleurs" qui restitue les couleurs médiévales des portails par la magie de la lumière.
Amiens, Place Notre Dame,
Tél : 03 22 71 60 50
Maison de Jules Verne, Amiens

Après d'importants travaux de rénovation, la Maison à la Tour habitée par Jules Verne à Amiens de 1882 à 1900 offre depuis 2006 un espace où se mêlent l'univers imaginaire et le quotidien du célèbre écrivain amiénois. Ce luxueux hôtel particulier du XIXe siècle a connu le succès de l'écrivain, qui y écrivit la majeure partie de ses "Voyages extraordinaires". A la fois impressionnante et modeste, la Maison évoque sur 4 niveaux, à travers plus de 700 objets de la collection d’Amiens Métropole, la personnalité, les sources d’inspiration et les souvenirs de Jules Verne. Du jardin d’hiver au grenier, revivez les aventures de ses héros : Michel Strogoff, Phileas Fogg, le Capitaine Nemo...
2 rue Charles Dubois
Tél : 03 22 45 45 75
Musée de Picardie, Amiens
Après 10 mois de fermeture et une saison "Hors les murs", les visiteurs auront à nouveau accès au sous-sol (collections archéologiques) et au rez-de-chaussée (collections médiévales et beaux-arts). Cependant, les travaux continuent et le premier étage demeure fermé, afin d’offrir des espaces entièrement rénovés et une toute nouvelle scénographie des collections. Antiquités égyptiennes et grecques, collections archéologiques, collection médiévale, sculptures françaises, peintures françaises et étrangères... Equipement labellisé Tourisme et handicaps.
48 rue de la République
Tél : 03 22 97 14 00 |